Les réseaux sociaux en Europe : amis ou ennemis de l’économie ?

Les réseaux sociaux inquiéteraient-ils l’Europe? D’après plusieurs études, ils distraient les salariés de leur travail et seraient ainsi responsables de pertes faramineuses pour les économies des États. Pourtant, de plus en plus d’entreprises y ont recours.

Internet, vampire des économies européennes ? C’est ce que laisse transparaître la dernière enquête menée par l’Observatoire indépendant d’Internet sur quatre pays européens. L’économie allemande aurait perdu près de 40 milliards d’euros à cause d’employés trop préoccupés à surfer sur le web à des fins personnelles.

La France n’est pas en reste. Les pertes sont chiffrées à 30 milliards d’euros. La Belgique et la Suisse sont moins touchées. Les deux pays auraient respectivement perdu 5 et 4 milliards d’euros.

L’étude montre également qu’en moyenne, dans ces quatre pays, 69% des employés admettent recourir à Internet, le plus souvent pour un usage personnel, sur leur lieu de travail. Les réseaux sociaux arrivent en tête parmi les recherches effectuées.

L’observatoire mesure une moyenne de 57 minutes par jour dédiées à la consultation des mails persos et autres profils Facebook.

Le retour de bâton est violent. 46% des sondés assurent que leurs employeurs contrôlent ou surveillent leur accès Internet. Des études qui inquiètent jusqu’au plus hautes sphères dans certains États.

La Russie également touchée
D’après une autre étude ComScore, 51.8 millions de personnes passent près de 12.8 heures par mois sur les réseaux sociaux. Soit un peu plus d’un tiers des Russes. Le pays est ainsi le cinquième plus grand consommateur au monde de ces sites Internet, annonce le journal Novye Izvestia.

Parmi les plates-formes qui l’emportent dans le cœur des Soviétiques, Facebook et Twitter n’arriventrespectivement qu’à la 4e et 5e position. Les deux réseaux sociaux n’ont séduit « que » 21 millions de Russes (16 millions pour Facebook, 5 millions pour Twitter) largement dépassés par les sites locaux comme Vkontakte (30 millions d’utilisateurs), Odnoklassniki.ru (26 millions d’utilisateurs) ou encore Moi Mir (23 millions d’utilisateurs).

Une consommation jugée excessive par le gouvernement russe puisqu’elle représenterait un manque à gagner pour l’économie du pays. Entre 6.5 et 7.2 milliards d’euros d’après l’agence de consulting FBK, sollicitée pour l’occasion:

Les employeurs sont conscients de l’ampleur du problème et prennent même certaines mesures. Selon nos prévisions, ils devront redoubler leurs efforts pour empêcher les employés de passer leur temps sur les réseaux sociaux, sachant surtout que le problème d’amélioration de la productivité des salariés reste toujours d’actualité pour l’économie russe »,

confie Igor Nikolaiev, directeur de l’Institut des analyses stratégiques chez FBK, pour le journal La Voix du Nord.

L’ami des entreprises
Mais les différentes études consultées oublient de mettre en avant les aspects positifs des réseaux sociaux. Dans leur ouvrage Facebook, Twitter et les autres… – Intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise, Christine Balagué, universitaire, et David Fayon, essayiste, insistent sur les bons côtés de ces espaces de partage, notamment pour les jeunes:

Il y a bien sûr des aspects positifs, comme la possibilité de compenser un CV peu rempli par le fait de se promouvoir sur les outils comme Facebook, qui permet de diffuser simplement tout type de contenu: court métrage réalisé en cours grâce à l’outil vidéo, planches graphiques grâce aux albums photo, articles publiés en ligne grâce à l’outil liens, etc. Il est de plus possible de rejoindre par la suite des groupes de professionnels et d’y relier son travail. »

Selon la dernière enquête menée par RegionJob, en France, 40% des recruteurs se servent des réseaux sociaux au moment du recrutement.

Emploi & Réseaux sociaux, 3ème édition de l’enquête RegionsJob from RegionsJob
L’investissement sur ce type de plate-forme croît d’année en année. Certaines sociétés se reposent entièrement sur les réseaux sociaux pour développer leur stratégie marketing notamment dans le secteur de l’industrie culturelle.

L’objectif: créer un lien particulier avec l’internaute afin de restaurer la confiance entre le consommateur et l’entreprise en proposant de la valeur ajoutée (articles d’actualité sur la société, sondages, études, jeux-concours…). A l’échelle mondiale, 90% des entreprises qui utilisent les réseaux sociaux rapportent qu’elles font des bénéfices d’après une étude de l’institut Makinsey Global.

Plus surprenant encore, les réseaux sociaux permettraient même d’augmenter… la productivité des employés en améliorant la communication et la collaboration entre eux.

L’article au complet : http://fr.myeurop.info/2013/07/08/les-reseaux-sociaux-en-europe-amis-ou-ennemis-de-l-economie-11441

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