L’appli mobile Pumpkin se rêve en réseau social du paiement

Pumpkin veut tirer parti des nouveaux usages suscités par les réseaux sociaux.
Le modèle économique de cette solution de paiement de personne à personne reste à inventer.

Rembourser à un ami une partie de la note de restaurant ou d’un cadeau commun ? Rien ne semble plus simple avec son mobile et une application de paiement de personne à personne. En théorie. Mais, en pratique, le marché du transfert d’argent P to P suscite plus d’initiatives que de réussites éclatantes. Beaucoup s’y sont même cassé les dents, dont des acteurs bancaires de poids comme Kwixo, le défunt portefeuille électronique du Crédit Agricole. «  Changer les usages prend plus de temps que de mettre en place une nouvelle technologie  », plaide un professionnel des moyens de paiement.

C’est justement ce constat qui pousse tant de start-up à venir concurrencer sur leur terrain de prédilection les acteurs bancaires. «  Pumpkin a intégré les codes de la génération Y. Ce n’est pas qu’un moyen d’échanger de l’argent, c’est aussi l’occasion de partager des moments de vie. Notre objectif est de faire de notre solution un réseau social du paiement  », explique Hugo Sallé de Chou, cofondateur de Pumpkin. Lancé en septembre 2014, celui-ci compte 10.000 utilisateurs pour 4.500 euros de transactions par jour et vise 100.000 aficionados d’ici à la fin de l’année.

Une fois l’application téléchargée, l’utilisateur peut recevoir des fonds via son numéro de téléphone portable et les utiliser comme une réserve d’argent. Il peut aussi lier sa carte bancaire en scannant le numéro de celle-ci ainsi que son code à trois chiffres (le CVV) afin de faire des paiements plus importants. Ces données sensibles sont stockées chez Payline, filiale de Crédit Mutuel Arkéa, tandis que les fonds sont cantonnés au sein de MangoPay, établissement de monnaie électronique filiale de Leetchi.

Quel modèle économique ?

Chaque transaction, validée par un code à quatre chiffres, s’accompagne d’un commentaire ludique qui s’affiche sur le réseau des utilisateurs de Pumpkin en contact avec le payeur. Mais, contrairement à Facebook qui finalise son propre service de paiement P to P pour compléter ses services, des « pure players » comme Pumpkin doivent parvenir à gagner de l’argent. Or «  ce type de solution a deux handicaps : les clients ne veulent pas payer et cela reste des usages de niche  », reprend le professionnel des moyens de paiement. Les fondateurs de la solution bouclent ainsi une levée de fonds de 500 à 800.000 euros pour accélérer l’acquisition d’utilisateurs de Pumpkin et tester des modèles de revenus. Ils souhaitent en particulier obtenir du m-commerce des commissions en échange de leur capacité à susciter des achats groupés (places de cinéma, cadeau commun, restauration à domicile…) : 80 % des transactions découlent d’une avance de fonds par un utilisateur qui est remboursé par sa communauté Pumpkin.

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